Le Président Bouteflika appelle à développer les partenariats dans le domaine de la recherche

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a appelé à l'instauration de partenariats entre les opérateurs économiques et le secteur de la recherche scientifique et entre ce dernier et les centres de recherche étrangers en vue d'accroître les capacités du système national de recherche.
Source: El Moudjahid
Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents départements ministériels, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé, hier, une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de la recherche scientifique. Au cours de l'audition, Mme la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique a présenté une communication sur le bilan de mise en œuvre de la loi d'orientation et de programme quinquennal 2008-2012, ainsi que les actions projetées au titre de l'année 2011-2012. Au plan institutionnel et du renforcement du potentiel scientifique humain, la consolidation des actions et efforts consentis s'est traduite par :
l'institution d'un "Prix du Président de la République pour la Science et la Technologie" et d'un cadre juridique relatif aux mesures incitatives pour la production scientifique, notamment au profit des déposants de brevets ;
- la mise en place de 4 agences thématiques en biotechnologie et sciences agroalimentaires à Constantine, sciences sociales et humaines à Blida, sciences de la nature et sciences de la vie à Béjaia, et sciences et technologie à Alger ;
- le réaménagement du statut-type du centre de recherche ainsi que l'élaboration d'un statut-type des services communs et du centre de l'innovation et du transfert technologique ;
- des dispositifs relatifs à la contractualisation de l'activité de recherche et aux conditions d'exercice des chercheurs à temps partiel ;
- la révision de la réglementation relative à la formation doctorale, la post-graduation spécialisée et l'habilitation universitaire pour organiser la progression dans la carrière de chercheur ainsi que le statut du doctorant. De plus, sur 4.023 projets de recherche, 2.577 ont été sélectionnés. Ils mobilisent 16.000 chercheurs. Il est signalé le renforcement du réseau des laboratoires de recherche et l'organisation de la première session du conseil national de l'évaluation et du comité sectoriel permanent dans sa nouvelle composition. En matière d'infrastructures et d'équipements scientifiques, il a été procédé à la réception de 260 laboratoires de recherche et au lancement de la réalisation de 25 centres de recherche, 4 stations expérimentales, 5 unités de recherches, 17 plates-formes technologiques, 31 plateaux techniques, de 5 incubateurs, du système national de documentation en ligne. Parallèlement, des mesures visant l'exonération et l'allégement fiscal sur les équipements de recherche et activités de Recherche-Développement des entreprises, ont été prises.
- Renforcement du potentiel scientifiqueDans le cadre de la coopération et du partenariat, deux projets ont été lancés portant sur la réalisation d'une tour solaire ainsi que la redynamisation du projet de mise en place en Algérie d'un institut africain sur "l'Eau, l'énergie et les changements climatiques".
Pour ce qui est du programme 2011-2012, l'accent sera mis sur une plus grande performance du système national de la recherche scientifique et du développement technologique dans l'ensemble de ses composantes. A ce titre, les actions projetées visent un renforcement entre la recherche et le développement économique et social. Elles s'articulent autour des axes suivants :
- au plan institutionnel, la consolidation de l'édifice organisationnel par la mise en place du Conseil national de la recherche scientifique et du développement technologique, des agences thématiques et des centres de transfert technologique ;
- en matière de programmation, il y a lieu de procéder à une planification décennale qui concerne l'ensemble des éléments concourant à l'élaboration de la carte nationale des activités, établissements, structures et entités de recherche et à approfondir l'adéquation entre les activités de recherche et les préoccupations du développement économique et social du pays. Enfin, en matière d'évaluation, le fonctionnement effectif du Conseil national d'évaluation impose l'élaboration du référentiel national de l'évaluation et de la charte de l'évaluation ;
- en vue du renforcement du potentiel scientifique humain, les efforts porteront sur le parachèvement du dispositif de la contractualisation des activités de recherche, l'adoption d'un plan de développement des ressources humaines pluriannuel, quantitatif et qualitatif intégrant un plan de formation continue ainsi qu'un dispositif visant une plus grande participation des compétences algériennes résidant à l'étranger aux efforts déployés par le secteur de la recherche ;
- le lancement d'un plan d'investissement au profit des centres hors ministère de l'Enseignement supérieur et de centres, unités et laboratoires de recherche, centres de l'innovation et du transfert technologique, plateaux techniques, prévus dans le plan de développement du secteur. A l'issue de l'évaluation du secteur, le Président de la République s'est félicité du développement qualitatif remarquable qu'a connu le secteur de la recherche et a rappelé que les "efforts consentis par l'Etat seront poursuivis en vue de concrétiser tous les objectifs fixés dans la loi d'orientation et du programme de développement 2010-2014 en se référant aux normes et standards internationaux". Enfin, le Chef de l'Etat a mis l'accent sur "la mobilisation de tous les moyens et de toutes les compétences, notamment en instaurant des partenariats entre les opérateurs économiques et le secteur de la recherche, et entre ce dernier et les centres de recherche étrangers en vue d'accroître les capacités du système national à produire et à maîtriser les connaissances et les techniques au bénéfice de la collectivité nationale".
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a appelé à l'instauration de partenariats entre les opérateurs économiques et le secteur de la recherche scientifique et entre ce dernier et les centres de recherche étrangers en vue d'accroître les capacités du système national de recherche. L'instauration de ces partenariats vise à "accroître les capacités du système national à produire et maîtriser les connaissances et les techniques au bénéfice de la collectivité nationale", a indiqué le Chef de l'Etat. Après s'être félicité du développement qualitatif remarquable qu'a connu le secteur de la recherche, le Président Bouteflika a souligné que les "efforts consentis par l'Etat seront poursuivis en vue de concrétiser tous les objectifs fixés dans la loi d'orientation et du programme de développement 2010-2014 en se référant aux normes et standards internationaux".
(APS) lundi 22 août 2011 17 : 47
Le président Bouteflika préside une réunion d’évaluation du secteur de l ’Enseignement Supérieur et la recherche scientifiqueALGER - Dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République a présidé, le 21 août 2011, une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur de l’Enseignement Supérieur.
Au cours de cette audition, M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présenté une communication portant sur le bilan de l’année universitaire 2010-2011 ainsi que les actions projetées au titre de l’année universitaire 2011-2012.
La capacité pédagogique du secteur a permis d’accueillir 1.250 310 étudiants. La capacité d’hébergement est de 516 220 lits . Pour la rentrée universitaire 2011-2012, la capacité d’accueil globale est portée à 1 404.700 places pédagogiques et 601.220 lits. l’effectif global des enseignants, en constante progression, est de 40.137 dont 7.916 de rang magistral (professeurs et maître de conférence classeA). Le taux d’encadrement national est évalué à un enseignant pour 28 étudiants.
Par ailleurs, 426 maîtres de conférences classe A ont été promus au grade de professeurs d’enseignement supérieur en même temps qu ont été ouverts trois concours d’accès aux grades de rang magistral.
Par ailleurs, l’année 2010-2011 a enregistré 54.317 inscrits en formation doctorale et 6957 soutenances de travaux de Magister, Doctorat et Doctorat d’Etat. En matière de formation de troisième cycle (doctorat-système LMD), 200 formations ont été habilitées totalisant un nombre d’inscrits de 2.305. De plus, il est précisé que 521 points de formation de licence et 256 points de formation de master couvrent respectivement 2.668 licences et 1 581 masters.
Un effort appréciable a été réalisé en matière d’ouverture de postes à concours pour l’accès au résidanat au titre de la session 2010, avec 10161 inscrits , toutes spécialités confondues.
Tous ces moyens sont mis au service de la réforme engagée par le secteur qui s’est caractérisée durant l’année 2010-2011 par la généralisation du système LMD à l’ensemble des universités et centres universitaires dans toutes les filières à l’exception de celles de médecine, pharmacie, chirurgie dentaire et sciences vétérinaires.
Le secteur poursuit son effort de rapprochement avec le secteur socioéconomique par l’ouverture de licences et de masters à finalité professionnelle directement orientés vers les besoins du secteur économique, un total de 354 licences et 126 masters rofessionnalisant ont été habilités. Concernant les formations éligibles à l’excellence, les établissements continuent à être encouragés pour se hisser vers les standards internationaux. C’est ainsi que 17 nouvelles filières ont été ouvertes au titre de l’année universitaire 2010-2011, portant leur nombre à 30.
Dans le cadre de la mise en place du dispositif-classes préparatoires-écoles nationales supérieures les premiers concours d’accès aux écoles ont été organisés à l’intention des étudiants des classes préparatoires. Une stratégie permettant à terme la transformation des Ecoles Nationales en futurs pôles d’excellences dédiés à la formation de cadres, d’ingénieurs et de managers de haut niveau, notamment par un renforcement de la qualité de leurs formation, a été développée à compter de septembre 2009. L’adaptation au système LMD se traduit par la possibilité offerte aux étudiants des Ecoles d’ingénieurs d’obtenir le diplôme d’ingénieur d’Etat ou le diplôme de Master.
Dans le domaine des sciences médicales, les travaux des commissions de réforme ont abouti à la réorganisation des études de post-graduation en sciences médicales, à l’actualisation et à la réorganisation des études de graduation en pharmacie et en chirurgie dentaire et à la création du diplôme de Docteur en pharmacie et du diplôme de Docteur en médecine dentaire.
Le secteur maintient à un rythme soutenu le processus de généralisation de la réforme à l’ensemble des établissements et filières. A ce titre les offres de formation habilitées seront portées à 3193 licences et 2308 masters durant l’année universitaire 2011-2012.Neuf(9) filières à recrutement national ont été également ouvertes au titre de la même année ,ce qui porte le nombre de filières éligibles à l’excellence à 39. Le nombre de formations doctorales habilitées s’élève à 880 dont 36 écoles doctorales.
En matière de développement de l ’usage des technologies de l’information et de la communication l’effort pour la mise en place du réseau sectoriel nouvelle génération ,des services en ligne en direction des citoyens et de l’administration,sera également poursuivi.
L’ usage de ces technologies sera étendue aux contenus numériques et aux enseignements virtuels .Une commission nationale de mise en place d’un Système d’Assurance Qualité dans le secteur de l’Enseignement Supérieur a été créée avec pour mission d’élaborer un modèle national d’Assurance Qualité.
A l’issue de l’évaluation du secteur, le Président de la République, a insisté sur "la nécessité et l’importance de maintenir la dynamique de développement des capacités d’encadrement et d ’accueil pédagogiques et d’oeuvres universitaires en vue d’améliorer les conditions d’études et de vie des étudiants".
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, mis l’accent sur "l’importance de la poursuite de la réforme dans un contexte d’approfondissement de la concertation entre les différentes composantes de la communauté universitaire", ainsi que sur "une meilleure employabilité des diplômés en renforçant les filières à fort potentiel de création d’emploi".
Tout en encourageant les acquis de la communauté scientifique en matière d’amélioration de la qualité des formations, le Président de la République a insisté sur une meilleure visibilité de l’université algérienne au plan international, "il s’agira de concentrer les efforts sur l’objectif primordial d’élévation du niveau de l’encadrement scientifique et pédagogique, dans le but, notamment de le mobiliser davantage au service de l’université de demain", a conclu le Chef de l’Etat.
